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Le RLISS de Champlain améliore l’accès aux services communautaires de traitement de la toxicomanie pour les femmes

Le 10 décembre 2018 - Teri Hansen se rendait souvent à la salle d’urgence de l’Hôpital Memorial de Carleton Place et du district en raison de sa dépendance à l’alcool et de complications qui en ont découlé. En l’espace d’un an, elle s’y est retrouvée plus de six fois en raison d’une pancréatite, de chutes ou de déshydratation.

Elle était hospitalisée pour gérer le sevrage, retournait à la maison, puis se retrouvait à nouveau à l’hôpital. « Toutes les fois où je me suis retrouvée à l’hôpital, je disais ‘Je ne boirai plus jamais’, mais je retournais à la maison et je me retrouvais seule avec mon chagrin et je recommençais à boire », confie la femme âgée de 48 ans et maman de deux enfants.

Au printemps 2017, Teri a été admise dans un programme de stabilisation résidentiel des dépendances à Ottawa, la Maison Gilles Chagnon (MGC), qui s’occupe des femmes qui ont des problèmes de dépendance et des problèmes de santé mentale concomitants et qui ont la motivation nécessaire pour améliorer leur état de santé. Montfort Renaissance Inc., un organisme communautaire financé par le RLISS de Champlain, a élaboré le programme bilingue en partenariat avec le RLISS. Montfort Renaissance assure le fonctionnement du programme et le RLISS fournit le financement annuel. Pouvant accueillir 10 résidentes à la fois pour des périodes de six à huit semaines, le programme enseigne des compétences de base de la vie courante, améliore la confiance en soi et insiste sur l’importance d’une routine quotidienne.

« J’ignorais la différence entre le jour et la nuit lorsque j’étais malade. Dans mon appartement, les rideaux étaient toujours fermés et je restais étendue sur mon divan. Sans la télévision, je n’aurais pas su l’heure qu’il était », mentionne Teri avant d’ajouter : « J’ai appris quel était mon cycle de sommeil chez MGC. »

Michael Caruso

Avant l’existence du programme, les femmes aux prises avec de sérieux problèmes de toxicomanie qui avaient terminé un programme de gestion du sevrage réintégraient la communauté et, souvent, elles retournaient dans un milieu qui n’était pas sécuritaire et retrouvaient un mode de vie instable.

« Maintenant, MGC donne à ces femmes la possibilité de se stabiliser et d’apprendre à gérer les symptômes post-aigus dus au sevrage », explique Rod Olfert, un spécialiste des services de santé mentale et de lutte contre les dépendances au RLISS de Champlain. « Ce programme vient combler une lacune dans les services de stabilisation des dépendances pour femmes. Les clientes du programme sont mieux aptes à faire face au cercle vicieux des dépendances et des abus et à le briser, et à adopter des habitudes de vie menant au rétablissement et à un mode de vie sain. »

La stabilisation est une étape cruciale dans le parcours de guérison, entre la gestion du sevrage (parfois appelée « désintoxication ») et le traitement à long terme. Michael Caruso, coordonnateur à Montfort Renaissance, gère le programme. Il explique que les responsables locaux de la santé ont discuté des lacunes dans les services de stabilisation pendant 20 ans avant que MGC soit créée. « Je lève mon chapeau au RLISS pour avoir mené à bien ce programme », dit M. Caruso.


Rod Olfert

La chef de la direction du RLISS de Champlain, Chantale LeClerc, dit que le programme améliore l’accès à des soins de santé communautaires des plus nécessaires pour les femmes. « C’est un excellent exemple des programmes de santé que nous concevons et qui changent la vie des personnes concernées, améliorent l’expérience des patients et font diminuer les visites aux salles d’urgence en proposant de meilleures options », explique-t-elle.

De fait, l’évaluation continue du programme indique une baisse importante du nombre de clientes qui se rendent aux salles d’urgence, et ce, surtout grâce à la présence dans le programme d’une infirmière praticienne qui dispose de traitements de substitution des opioïdes. Selon des données récentes, environ 60 pour cent des clientes admises au programme ont terminé le programme et sont passées à un traitement à plus long terme, ce qui est un résultat positif pour une telle population vulnérable.


Teri Hansen

Teri a quitté MGC pour passer à l’étape suivante de son traitement à Brockville. Mais c’est à MGC que tout a commencé à changer dans sa vie. « J’ai vu qu’il y avait beaucoup de personnes qui m’aimaient, même si moi, je ne m’aimais pas. J’ai appris que les femmes peuvent se rassembler et se soutenir pour surmonter à peu près n’importe quoi. J’ai appris que je pouvais avoir une deuxième chance. J’ai appris que mon histoire n’était pas encore terminée. J’ai fêté mon 47e anniversaire là-bas. La fête qu’ils m’ont organisée et la carte qu’ils m’ont donnée m’ont fait beaucoup de bien. »

Teri, qui est sobre depuis plus d’un an, se sent plus confiante, vit une vie heureuse avec son partenaire et a renoué avec sa famille et ses amis. Elle travaille maintenant comme préposée aux services de soutien à la personne.

Depuis qu’elle a terminé le traitement, elle est allée à l’hôpital une fois pour une chirurgie du genou et plusieurs fois pour rendre visite à sa mère âgée. Récemment, elle est devenue grand-mère pour la seconde fois et est allée voir le nouveau-né à l’hôpital.

« Lorsque les membres du personnel hospitalier m’ont vue, ils m’ont enlacée et m’ont dit que je semblais très bien », dit-elle. « C’était gentil de leur part, parce qu’ils ont vraiment essayé de m’aider, mais l’hôpital ne peut pas tout régler. J’ignore ce que j’aurais fait sans MGC. »

Maison Gilles Chagnon

À la MGC, les conseillères en santé mentale et lutte contre les dépendances Farah El-Abbas (deuxième à partir de la gauche)
et Dominique Lessard (au bout, à droite) en compagnie de clientes, l’été dernier.

Teri Hansen

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Montfort Renaissance 
613 241.1525, poste 151
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